Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

L’Autorité palestinienne fragilisée par l’offensive israélienne

Posted by alicemarziali su 29 dicembre, 2008

LE MONDE

Terne, tendu, hésitant, se penchant vers un conseiller pour qu’il lui souffle ses réponses : le président palestinien, Mahmoud Abbas, a fait pâle figure lors de la conférence de presse qu’il a donnée, dimanche 28 décembre au Caire. Et pour cause : le coup de massue de l’armée israélienne sur la bande de Gaza effrite le peu de crédit dont il dispose encore dans l’opinion publique palestinienne. Les scènes de carnage qui tournent en boucle sur les chaînes satellitaires arabes achèvent de discréditer la politique de négociations avec Israël qu’il a poursuivie durant toute l’année pour des résultats insignifiants.

“Abbas est la première victime de cette affaire horrible, estime un cadre du Fatah qui tient à garder l’anonymat. Il ne peut rien faire pour son peuple, il ne peut rien faire contre Israël, il est totalement impuissant. Le Hamas, en revanche, s’en sort plutôt bien pour l’instant. Aucun de ses dirigeants n’a été touché et à peine une vingtaine d’hommes de sa branche armée ont été tués. La plupart des victimes sont des civils et de simples policiers qui finissaient à peine leur formation.”

Depuis Le Caire, où il se trouve pour coordonner la réponse de la communauté internationale et des pays arabes, M. Abbas a appelé le Hamas à revenir à la trêve qu’il avait décidé de ne pas renouveler le 19 décembre. Tout en qualifiant de “criminelle” l’action d’Israël, il a souligné que son rival islamiste aurait pu l’éviter en cessant les tirs de roquettes sur le territoire israélien. Un point de vue critique que la population de Cisjordanie ne partage pas véritablement ou du moins juge préférable de taire dans une période pareille.

Dimanche, en fin de matinée, 500 Palestiniens ont ainsi défilé dans le centre-ville de Ramallah pour réclamer une réconciliation immédiate entre le Fatah et le Hamas et l’instauration d’un front uni face à l’offensive israélienne. Derrière ce slogan consensuel, martelé sous le regard sourcilleux de plusieurs dizaines de policiers, de nombreux manifestants formulaient à mi-voix des positions beaucoup plus critiques de l’Autorité palestinienne.

“AGRESSION TRIPARTITE”

“Les négociations ne mènent nulle part, explique Hani Al-Masri, éditorialiste au quotidien pro-gouvernemental Al-Ayam. Israël s’en sert pour dissimuler ses actions sur le terrain comme le mur, les colonies, les check-points et, maintenant, cette attaque barbare sur Gaza. Mahmoud Abbas doit arrêter cette mascarade.” Jamal Juma, figure influente de la société civile, renchérit : “A la place de l’Etat que le processus de paix d’Annapolis nous avait promis pour la fin de l’année 2008, nous avons un massacre. L’Autorité palestinienne doit s’en aller. Elle n’a plus d’utilité. C’est la seule manière de réunifier le peuple et de remettre en lumière l’occupation ininterrompue de notre terre.”

Depuis Gaza, les dirigeants du Hamas savourent. De façon directe ou voilée, ils accusent les dirigeants de Ramallah, qu’ils ont boutés hors de Gaza en juin 2007, d’avoir partie liée avec l’offensive israélienne. Depuis Damas, Mohamed Nazzal, un haut responsable islamiste, a même comparé le bombardement de Gaza à “l’agression tripartite” de Suez, en 1956, avec Israël, l’Egypte et l’Autorité palestinienne dans les rôles dévolus alors à Israël, à la France et à la Grande-Bretagne, alliés dans leur détestation du raïs égyptien Gamal Abdel Nasser.

Joint par téléphone au Caire, Saëb Erekat, le négociateur en chef palestinien, a préféré ignorer ces allégations. “Il faut arrêter le petit jeu stérile des accusations. Notre objectif est de sauver des vies humaines en arrêtant l’agression israélienne et en rétablissant la trêve, puis ensuite de relancer le dialogue avec le Hamas.”

D’après Jamil Rabah, directeur d’un institut de sondage, la reprise de ces discussions pourrait constituer le seul résultat positif du bain de sang de Gaza. “Abbas va peut-être enfin comprendre qu’il n’a pas de partenaire de paix et qu’il doit se montrer plus dur avec Israël, avance-t-il. De son côté, le Hamas va peut-être admettre qu’il n’est pas aussi fort que le Hezbollah et qu’il doit être davantage pragmatique. De cette façon, les deux camps pourraient se rapprocher.” La population, révulsée par l’attaque israélienne la plus sanglante depuis 1967, ne demande pas mieux.

 

Annunci

Rispondi

Effettua il login con uno di questi metodi per inviare il tuo commento:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione / Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione / Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione / Modifica )

Google+ photo

Stai commentando usando il tuo account Google+. Chiudi sessione / Modifica )

Connessione a %s...

 
%d blogger hanno fatto clic su Mi Piace per questo: