Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

L’union sacréeà Ashkelon contre les tirs palestiniens

Posted by alicemarziali su 30 dicembre, 2008

le monde

Lorsqu’elle a reçu un coup de téléphone, samedi matin 27 décembre, lui demandant de venir immédiatement à la mairie, Anat Wienstein-Berkovits a tout de suite pensé qu’il ne fallait pas qu’elle mette une jupe et des chaussures à talons. Elle a vite supputé qu’il se passait quelque chose de grave et qu’une tenue sport avec des baskets serait plus appropriée. En tant que porte-parole de la mairie d’Ashkelon, elle savait qu’elle aurait à courir dans tous les sens, voire à chercher un abri pour échapper aux roquettes.

Il faut en effet être rapide lorsque les sirènes sonnent. Seulement quinze secondes séparent l’alerte de l’explosion. Ashkelon, ville israélienne côtière de 120 000 habitants, n’est en effet située qu’à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la bande de Gaza. Justement, ce lundi 29 décembre, les sirènes se mettent à hurler et tout le personnel de la mairie se précipite aux abris.

Cinq roquettes Grad sont tombées dans la journée. L’une d’elles a perforé le toit d’une bibliothèque en construction, située à seulement 500 mètres de la mairie. Elle a tué un ouvrier, un Bédouin de 27 ans, et a blessé plusieurs personnes, dont cinq sérieusement. “Dimanche, il y en a eu trois. Samedi, cinq. Jamais il n’y en a eu autant de façon aussi rapprochée, mais nous sommes prêts à tout”, raconte d’un ton calme Alan Marcus, directeur de l’unité stratégique à la municipalité.

Confortablement installé dans un bunker souterrain, équipé de la technologie la plus moderne, il surveille tout se qui se passe dans et autour de la ville. Une image satellitaire permanente permet de tout voir et d’intervenir rapidement lorsqu’une roquette est lancée. Avec une bonne trentaine de personnes, des militaires, des liaisons directes avec l’armée, les hôpitaux et les services de secours, c’est le centre nerveux d’Ashkelon. Ce quartier général équipé grâce à un généreux donateur a été inauguré en juin 2007. Une formule martiale a été inscrite sur la plaque d’inauguration : “Que notre force se renforce !”.

“IL NE FAUT PAS QUE L’OFFENSIVE S’ARRÊTE AVANT QUE TOUT CELA SOIT CHANGÉ”

“Jusqu’à présent, nous avons été très patients [avec les Palestiniens], explique M. Marcus. Nous leur avons donné leur chance en nous retirant de la bande de Gaza en 2005. On a tout essayé sur le plan diplomatique, mais puisque la seule chose qu’ils comprennent c’est la violence, alors ils finiront par s’arrêter lorsque la punition sera suffisante. Nous devons nous défendre, même par la force.” Et d’ajouter, avant de retourner à son écran de surveillance : “Et comme nous n’allons pas tous les tuer et qu’ils ne vont pas tous nous tuer, il faudra bien trouver un jour un moyen de coexister.”

En dépit de cette menace venue du ciel, Ashkelon vit sans stress apparent. La mairie a donné des consignes. Les rassemblements sont interdits. Les écoles sont fermées. L’armée prête assistance. Eli Yishaï, ministre et président du Shass (parti séfarade), est venu sur place prendre le pouls de la population.

“Je ne sais pas si l’attaque va permettre de changer la situation et de stopper les tirs de roquettes, mais ce qui est sûr c’est qu’il ne faut pas que l’offensive s’arrête avant que tout cela soit changé”, explique son porte-parole, Roei Lachmanovitch. Pour lui, il est évident que l’armée aurait dû intervenir depuis longtemps, car il n’est pas possible de vivre dans la crainte permanente.

“Eux, ils tirent n’importe où, à l’aveuglette. Nous, nous ne visons que des terroristes. Les pilotes font très attention. Le Hamas, ce sont des extrémistes. Ils se dissimulent derrière les femmes et les enfants, se cachent dans les mosquées, stockent des armes dans leurs maisons. Même si nous devenions islamistes, ils voudraient encore nous faire la peau. Nous ne faisons que défendre notre maison”, renchérit Yacov Nedjar, un agent de sécurité.

Selon un sondage rendu public par Channel 10, une chaîne de télévision privée, 81 % des Israéliens soutiennent l’offensive contre la bande de Gaza mais 63 % des personnes interrogées ne croient pas qu’elle va permettre de stopper les tirs de roquettes et d’obus de mortiers. Le syndrome de la deuxième guerre du Liban, à l’été 2006, n’est pas loin de réapparaître. Lors de ce conflit, le consensus de départ avait progressivement cédé la place aux critiques contre le gouvernement.

“Nous n’avions pas le choix. La population civile ne pouvait plus subir le diktat des terroristes. Que ferait le gouvernement français dans une telle situation ? Il faut que les terroristes finissent par comprendre”, déplore Haïm Wouizemann, responsable de l’environnement de la ville.

Le prix payé par les Palestiniens n’est-il pas trop élevé ? “Il faut que l’on sache que nous ne permettrons plus qu’une telle situation persiste. Cela fait trop longtemps que cela dure. J’ai toujours été une colombe, mais aujourd’hui, je me transforme en faucon. Nous n’avons pas d’autre choix”, constate avec regret Michel Orlinski, président de l’association des francophones d’Ashkelon, qui compte un tiers de la population.

Et les victimes civiles ? “Dans toute guerre, il y a des dommages collatéraux, mais le rôle du gouvernement est de protéger la population et c’est ce qu’il est en train de faire. Et tout le monde le soutient. C’est l’union sacrée. Il n’y a plus de divergences entre les partis”, fait remarquer M. Orlinski.

L’un comme l’autre sont persuadés que cette opération va prendre du temps, des semaines, voire des mois pour venir à bout des capacités opérationnelles du Hamas. Tous deux souhaitent une reconduction de la trêve et regrettent de ne plus pouvoir aller faire leur marché à Gaza comme au bon vieux temps. C’est-à-dire avant les accords d’Oslo, en 1993. Une époque révolue à jamais.

Qui a dit qu’Israël était toujours entre deux guerres ? C’est en tout cas la première fois qu’une offensive est lancée en plein cœur de l’hiver, une période qui n’est pas le plus propice à une opération sur le terrain. Mais comme le répètent inlassablement beaucoup d’habitants d’Ashkelon : “Nous n’avions plus le choix !”

 Michel Bôle-Richard

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