Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

Le Hamas pose ses conditions pour prolonger le cessez-le-feu

Posted by alicemarziali su 24 gennaio, 2009

LE MONDE

Malgré les 1 330 morts, les 5 450 blessés, les innombrables destructions, Bassem Naim, “ministre” de la santé, de la jeunesse et des sports n’a aucun doute sur “la victoire” du Hamas. En faisant le bilan de cette guerre de vingt-deux jours, il la compare à plusieurs autres : “En 1956, il a fallu deux heures à Israël pour occuper la bande de Gaza. Il y a eu 5 500 morts. En 1967, ça a duré à peine deux jours et encore plus de victimes. Aujourd’hui, en trois semaines, notre territoire n’a pas été occupé et nous avons perdu 48 combattants.” La comparaison est tirée par les cheveux et le chiffre de 48 “martyrs” est évidemment sujet à caution. Mais pour M. Naim, ce qui est le plus important est que, pour la première fois, des Palestiniens ont livré une guerre de “façon indépendante”. Certes, le rapport de forces était totalement disproportionné, mais ce qui compte selon lui est “que la volonté de résistance du peuple palestinien est intacte”. Et puis, ajoute-t-il, “il est facile de clamer victoire lorsque l’on tue des femmes et des enfants”. Plutôt modéré au sein du mouvement, ce médecin ne mâche pas ses mots contre tous ceux qui, aujourd’hui, s’apitoient sur le sort des Palestiniens de Gaza, victimes de la machine de guerre israélienne. Il reproche au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de “n’avoir pas eu le courage (lors de sa venue à Gaza) de rendre visite aux victimes”. Il étrille l’Union européenne et “sa politique ambiguë, son double langage” en ce qui concerne les violations des droits de l’homme. “Les Européens ne protègent pas de la même manière les yeux bleus et les peaux claires que les métis et les Noirs. Les dirigeants européens ont échoué. Qu’ils ne viennent pas nous dire qu’ils vont soutenir un gouvernement d’union nationale alors qu’ils ne l’ont pas fait en 2007 (après l’accord de La Mecque). Pourquoi posent-ils toujours des conditions pour ouvrir le dialogue et n’exigent jamais rien des Israéliens ?” Pour Bassem Naim, il est temps de dénoncer le deux poids-deux mesures, l’indignation générale pour une victime israélienne et le “petit bruit” causé par les morts palestiniens. Il s’indigne que l’on mobilise le monde entier pour le cas du caporal Gilad Shalit et que “l’on ignore le sort de 11 000 prisonniers palestiniens”. “Qui sait combien de Gazaouis ont été arrêtés au cours de la guerre ? Personne.” Il ne fait pas de doute, pour M. Naim, que ces vingt-deux jours difficiles ont rendu le Hamas plus fort qu’auparavant. Pourquoi ? “Parce que la cause palestinienne est devenue populaire dans le monde entier. Parce que Gaza et le Hamas sont deux mots que l’on entend partout, parce que la vraie nature des Israéliens a été révélée.” OUVERTURE DES POINTS DE PASSAGE Cette guerre a eu, selon lui, eu le mérite de faire prendre conscience au monde que le blocus dont est victime la bande de Gaza est désormais au centre de discussions avec les Egyptiens qui vont reprendre au Caire. “Car, dit-il, la bande de Gaza est toujours occupée et la résistance est un droit légitime.” La fin du siège passe par l’ouverture des points de passage et, notamment, celui de Rafah en direction de l’Egypte. A ce propos, Bassem Naim estime que l’accord du 15 novembre 2005 sur ces points de passage (vers Israël comme vers l’Egypte) est désormais caduc. Qu’il n’est plus question que les Israéliens en soient partie prenante puisque la frontière est avec l’Egypte. En revanche, il est d’accord pour que la garde présidentielle du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, reprenne son rôle, comme l’accord le spécifie. Concernant la constitution d’un gouvernement d’union nationale avec le Fatah, il estime qu’il faut d’abord réformer l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dont le Hamas ne fait toujours pas partie. Ensuite, il faut trouver un accord sur les forces de sécurité, et enfin, organiser un référendum sur un choix qui pourrait être : négociations ou résistance. L’expérience du précédent gouvernement d’union nationale de trois mois, au printemps 2007, le rend perplexe en raison notamment ” des pressions exercées par les Etats-Unis et l’Union européenne”. La réconciliation palestinienne est-elle possible ? “Il était difficile pour Mahmoud Abbas de revenir sur les chars israéliens. Aujourd’hui, la communauté internationale veut l’imposer avec l’aide humanitaire au prétexte que celle-ci ne doit pas bénéficier au Hamas. C’est un outil pour faire pression sur le gouvernement légitime. Nous ne l’accepterons jamais.”

Michel Bôle-Richard

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/01/24/le-hamas-pose-ses-conditions-pour-prolonger-le-cessez-le-feu_1146024_3210.html#ens_id=1106055

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