Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

Les Israéliens redoutent une Knesset ingouvernable

Posted by alicemarziali su 9 febbraio, 2009

LE MONDE

Favori des sondages depuis de nombreux mois, Benyamin Nétanyahou a vu son avance se réduire au cours des dernières semaines. Au point que le chef du Likoud est au coude-à-coude avec sa principale rivale pour les élections du 10 février, Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères et dirigeante de Kadima. Deux ou trois sièges les séparent désormais. Ce qui inquiète de plus en plus M. Nétanyahou qui, samedi 7 février, a averti : “Nous pouvons l’emporter, mais nous ne serons pas en mesure de gouverner.” Car, comme le note Nahum Barnéa dans le quotidien Yediot Ahronoth, “en soixante et un ans d’existence, le premier parti d’Israël (Likoud) n’a jamais été aussi petit ni aussi faible“. C’est pourquoi “Bibi”, comme on le surnomme, met les bouchées doubles pour tenter d’inciter les 20 % d’indécis à se rendre aux urnes.

L’issue de ce scrutin à la proportionnelle dépend en effet en grande partie de ces électeurs hésitants, ou fatigués d’aller voter, estimant qu’il n’y a pas grand-chose à attendre de cette nouvelle consultation, la cinquième en dix ans. La campagne a été considérablement écourtée en raison de la guerre à Gaza. Il n’y a pas eu de grands meetings, pas de véritables débats, les questions fondamentales n’ont pas été posées. Chaque candidat a délivré un discours formaté, sans s’attaquer aux problèmes, que ce soit le conflit israélo-palestinien, la crise économique, l’éducation, le fossé grandissant entre les pauvres et les riches. La guerre a tout escamoté. Si bien que les électeurs ne font plus vraiment la différence entre les partis, d’autant qu’ils savent que du scrutin sortira une nouvelle coalition plus ou moins hétéroclite et plus ou moins solide.

Le seul intérêt de la campagne a été la percée inattendue d’Avigdor Lieberman, l’ultranationaliste d’origine russe dont la formation, Israël Beitenou (“Israël notre maison”), pourrait devenir la troisième formation du pays devant les travaillistes d’Ehoud Barak qui, pour le moment, apparaissent comme les grands vaincus, même si le ministre de la défense a regagné quelques sièges à la faveur de la guerre contre le Hamas. Quant à la gauche représentée par le Meretz, parti refondé sous l’appellation de Nouveau Mouvement, elle n’a pratiquement pas fait surface pendant la campagne, comme si elle avait été anesthésiée par les trois semaines de conflit. Le seul débat qui ait vraiment eu lieu portait notamment sur la menace nucléaire iranienne et la question de savoir si la guerre a Gaza n’a pas duré trop longtemps ou n’a pas été arrêtée trop tôt, avant que le Hamas palestinien ne soit éliminé.

 

DÉRIVE À DROITE MARQUÉE

 

L’essentiel de la campagne a consisté à dénigrer l’adversaire le plus menaçant. M. Nétanyahou n’a cessé d’attaquer, avec des relents sexistes, sa rivale Tzipi Livni, affirmant que “la tâche est trop grande pour elle” ou qu’elle n’est pas à la hauteur. Mais Bibi s’est bien gardé de s’en prendre à Avigdor Lieberman, la figure montante qui lui a ravi une partie de son électorat. Et lui a déjà promis “un ministère important”. Dans les derniers jours de campagne, il lance des appels véhéments aux électeurs des petits partis de droite, leur demandant de voter utile, afin que les voix ne se dispersent pas (au total 33 partis pour 5,3 millions d’inscrits).

Mme Livni ne s’est pas non plus privée d’attaquer le favori, dénonçant sa gestion de l’économie passée, les promesses non tenues et l’intransigeance envers toute solution négociée. Elle s’est démarquée d’Ehoud Olmert, le premier ministre sortant, prenant notamment ses distances sur le retrait des colons de Cisjordanie et les négociations avec la Syrie. Tzipi Livni n’a pas exclu une alliance avec Lieberman. Pour Uri Avnery, figure tutélaire du pacifisme, en voulant être “plus macho que tous les machos, elle a raté une occasion de transformer ces élections en un référendum sur la paix et la guerre”.

En raison d’une dérive à droite marquée, il est vraisemblable que le Likoud l’emportera. En cas de victoire de Kadima, Mme Livni sera pratiquement dans l’incapacité de former une majorité. Quant à M. Nétanyahou, de son score dépendra en grande partie la stabilité du prochain gouvernement. Les analystes israéliens sont convaincus qu’il fera appel aux travaillistes pour asseoir sa majorité et offrir un exécutif pas trop marqué à droite avec la présence de M. Lieberman et des ultrareligieux séfarades du Shass, avec lesquels un pacte a été conclu. Les pessimistes prévoient déjà une courte durée de vie pour un tel gouvernement.

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