Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

La difficile reconstruction de Gaza

Posted by alicemarziali su 19 febbraio, 2009

le monde

Ils ont été baptisés “Camp de la résistance” ou “Camp de la fierté”. La pluie les a transformés en bourbiers. Les tentes prennent l’eau. Le froid les transperce. Personne ne veut y dormir. Il n’y a pas d’électricité. Juste un grand réservoir d’eau en plastique, une mosquée de toile et des abris pour l’aide humanitaire de l’Unicef (le Fonds des Nations unies pour l’enfance) ou de l’Unrwa (l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens).

A l’est de Jabaliya, dans les quartiers Dardona et Abed Rabbo, dévastés par l’offensive terrestre israélienne de début janvier, la vie n’a pas vraiment repris. Comment cela serait-il possible ? Un mois après la fin de l’opération “Plomb durci”, le 18 janvier, les maisons aplaties par Tsahal sont restées en l’état. Seuls quelques drapeaux palestiniens flottent sur les ruines. Quelques habitants ont érigé dans les décombres des bicoques de plastique et de tôle pour recommencer à vivre une fois les morts enterrés. Une vie précaire, inconfortable, rudimentaire. Certains fouillent dans les gravats pour tenter d’extirper quelques objets familiers d’un passé à jamais révolu. “Nous sommes des réfugiés sur notre propre terre, mais nous ne partirons pas. C’est pour cela que les camps ont été baptisés ainsi”, explique Ahmed Naban.

Rares sont ceux qui vivent dans ces tentes de fortune. Avec les 4 000 euros qui leur ont été versés par le Hamas, ils ont loué des chambres, à Jabaliya ou ailleurs, et s’entassent dans des appartements en attendant de voir. En attendant que l’hiver s’achève. Chaque jour, ils viennent ici passer le temps, prendre de la nourriture. En fin d’après-midi, de longues queues se forment à l’intérieur d’un enclos, où chacun, muni de son coupon, reçoit de l’huile, du sucre, de la farine, des conserves, des légumes, au total dix-huit produits de base, tout ce qu’il faut pour nourrir une famille.

Mohammed Kalaja, représentant de l’association des Emirats arabes unis Human Appeal International, veille au bon déroulement des opérations. “Nous nourrissons, dit-il, 420 familles, soit près de 3 000 personnes. Je ne sais pas combien de temps cela va durer. Il faudrait qu’il y ait une solution politique pour venir en aide à tous ces déshérités.” Il explique qu’il y a cinq centres de cette nature dans le nord de la bande de Gaza et que, pour le moment, il pare au plus pressé. Chacun repart avec son baluchon de vivres. Des ânes attelés à des carrioles vont les transporter à domicile, ou du moins ce qui en fait office.

Les prix des locations ont monté en flèche, mais ces sinistrés n’ont guère le choix. Tous refusent de passer la nuit dans cette zone considérée comme très risquée car située à moins de deux kilomètres de la frontière israélienne. “La nuit, il n’y a personne ici. C’est une zone fantôme. Tout le monde craint les incursions israéliennes. Il y a quelques jours, dimanche (15 février), un garçon de 18 ans, Ahmed Alterfawi, a été tué par un sniper. Il a reçu une balle dans la poitrine. Les soldats tirent pour terroriser les gens, pour qu’ils partent. Les Israéliens considèrent que c’est désormais une zone de sécurité. C’est pour cela que tout a été détruit. Avant, le no man’s land s’étendait sur un kilomètre, maintenant c’est deux”, raconte Adel Abou Ida.

L’espace vital des Gazaouis se réduit. Tout a été rasé. Toute la zone industrielle, en contrebas de cette petite colline, n’est qu’un champ de ruines et de ferrailles tordues. Au loin, on aperçoit le mirador de Tsahal, qui tient tout le secteur sous le feu avec une parfaite visibilité. Au total, 4 000 maisons ont été entièrement détruites, et plus de 10 000 endommagées.

Dans ces conditions, va-t-il être possible de reconstruire ? Il faut d’abord que les points de passage soient ouverts, que le ciment et les matériaux de construction puissent entrer. Et surtout, disent les habitants, il faut des assurances de la communauté internationale que tout ne soit pas à nouveau détruit. Jamil Okel est sceptique. Il attend la signature d’une nouvelle trêve avant de voir. Sur sa charrette, Adnan Assalia n’y croit guère. Lui aussi a tout perdu : “Le peuple n’en finit pas de payer les factures. Ce qu’on veut, ce n’est pas de l’aide alimentaire, mais du ciment et du fer, pour reconstruire. Nous avons été transformés en un peuple de mendiants. Nous sommes de plus en plus réduits à tendre la main pour survivre. Mais nous resterons jusqu’à la mort, car maintenant nous n’avons plus rien à perdre. Il ne nous reste plus que la terre, notre terre.”

A trente ans, avec ses quatre enfants, Adnan est bien obligé de venir chercher sa pitance. Il n’a pas de travail. Il s’en prend à l’Union européenne, qui “d’une main soutient Israël, et de l’autre se donne bonne conscience en fournissant de l’aide. Pourquoi personne ne dit que les Israéliens sont des assassins ? Pourquoi personne ne leur dit qu’ils ne font qu’accroître la haine et le désir de vengeance ?” Un homme veut montrer comment tous les taxis de son entreprise ont été réduits à l’état de carcasses par les missiles et les obus. Un vieillard explique qu’il a perdu cinq membres de sa famille, ensevelis dans les décombres de leur maison détruite par des tirs de char : le père, son fils, deux filles ainsi qu’une jeune femme, l’épouse de son fils, tous membres de la famille Aler. “Et pourquoi personne n’en a jamais parlé dans les médias ?”, interroge-t-il. Quatre F-16 passent en formation serrée, haut dans le ciel. La bande de Gaza est toujours sous surveillance.

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