Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

M. Nétanyahou dit vouloir œuvrer pour la paix

Posted by alicemarziali su 26 marzo, 2009

LE MONDE

Barack Obama a utilisé un doux euphémisme, mardi 24 mars, pour parler de la paix au Proche-Orient : “Ce n’est pas plus simple que cela n’était, mais je pense que c’est tout aussi nécessaire.” Ce qui signifie qu’avec l’arrivée au pouvoir en Israël d’un gouvernement fortement ancré à droite, en dépit de l’entrée dans la coalition des travaillistes, la remise sur les rails du processus de paix ne sera pas plus aisée. Bien au contraire, mais elle n’en est pas pour autant moins nécessaire.

En conséquence, Benyamin Nétanyahou, le premier ministre désigné, va devoir faire des efforts pour relancer les négociations de paix avec les Palestiniens, même si cela ne figure pas au premier rang de ses priorités. Le leader du Likoud a d’ailleurs fait immédiatement preuve de bonne volonté en annonçant, mercredi, lors d’une conférence économique, que “pour tous les gouvernements israéliens, y compris le mien, la paix est un objectif. Cela signifie que je négocierai avec l’Autorité palestinienne pour la paix”.

M. Nétanyahou est même allé jusqu’à dire : “Je pense que les Palestiniens devraient comprendre qu’ils ont avec notre gouvernement un partenaire pour la paix.” C’est bien la première fois que le futur chef du gouvernement israélien s’avance autant. Jusqu’à présent, il n’avait jamais été question de véritable relance du processus de paix, mais plutôt de “respect des accords passés”, sans aucun engagement sur la nécessité de créer un Etat palestinien. Ce désaccord fut d’ailleurs à l’origine de la rupture des négociations avec le parti de Tzipi Livni, Kadima (“En avant”).

“CROISSANCE NATURELLE” DES COLONIES

Pour M. Nétanyahou, les discussions politiques passent après l’amélioration de la situation économique des Palestiniens, comme il l’a encore répété mercredi : “Si vous avez une économie palestinienne forte, vous aurez des bases solides pour la paix.” Il faudrait pour cela que les postes de contrôle israéliens soient levés, que les entraves au commerce et à l’implantation d’industries soient supprimées.

Mais un Etat palestinien suppose aussi de démanteler les colonies sauvages, de supprimer les implantations situées à l’est de la “clôture de sécurité”, d’accepter de rendre le contrôle de la vallée du Jourdain aux Palestiniens. Des concessions auxquelles le futur gouvernement n’est pas disposé.

M. Nétanyahou s’est prononcé en faveur de la “croissance naturelle” des colonies, et il a clairement précisé ce que serait, à ses yeux, un Etat palestinien : un Etat démilitarisé qui n’aurait pas le droit de signer des accords avec qui bon lui semble. Il n’aurait pas la possibilité de contrôler son espace aérien ni le spectre électromagnétique, ni de disposer de ses réserves d’eau. “Je pense, avait-il déclaré au Washington Post, le 28 février, que les Palestiniens doivent avoir la possibilité de diriger leur vie, mais pas de menacer la nôtre.”

Benyamin Nétanyahou est partisan d’une plus grande autonomie dans des frontières non définies qui permettront à la colonisation de s’étendre. Dani Dayan, responsable de Yesha, l’organisme représentatif des colons, s’est récemment vanté d’être un proche du futur chef du gouvernement, et de pouvoir ainsi faire progresser de 10 % le nombre des colons en Cisjordanie, alors qu’il a augmenté de 5 % lors des trois années du mandat d’Ehoud Olmert (soit 45 000 personnes supplémentaires).

Concernant Jérusalem, M. Nétanyahou a juré qu’elle resterait “la capitale unifiée et indivisible” du pays, alors que les Palestiniens revendiquent la partie orientale de la ville comme capitale de leur Etat. Dans la coalition du premier ministre, le Shass (religieux séfarade) est opposé à toute discussion sur Jérusalem, tandis que le parti Maison juive (nationalistes religieux) est un farouche partisan de la colonisation dans la partie orientale.

Mercredi, plusieurs médias israéliens ont fait état d’un accord secret signé avec Avigdor Lieberman, patron d’Israel Beitenou (“Israël notre maison”), selon lequel 3 000 logements seraient construits dans la zone E1. Cette bande de terre, au nord-est de Jérusalem, couperait la Cisjordanie en deux et permettrait d’isoler totalement la Ville sainte de son hinterland palestinien.

Si, comme l’a dit Barack Obama, “il est crucial que nous progressions vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre côte à côte en paix et en sécurité”, cela n’en prend guère le chemin. “Le statu quo est intenable”, a fait valoir le président américain. En sortir s’annonce difficile.

Annunci

Rispondi

Effettua il login con uno di questi metodi per inviare il tuo commento:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione / Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione / Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione / Modifica )

Google+ photo

Stai commentando usando il tuo account Google+. Chiudi sessione / Modifica )

Connessione a %s...

 
%d blogger hanno fatto clic su Mi Piace per questo: