Rassegna Stampa Elezioni Israeliane 2009

Monitoraggio attraverso i media internazionali delle elezioni in Israele del Febbraio 2009

Benyamin Nétanyahou présente un gouvernement élargi mais fragile

Posted by alicemarziali su 31 marzo, 2009

LE MONDE

Israël a, depuis mardi 31 mars, l’un des gouvernements les plus pléthoriques de son histoire. Il est marqué à droite et la présence des travaillistes dans la coalition ne change pas véritablement sa nature. D’ailleurs, il n’est pas sûr que tous les députés travaillistes votent la confiance au cabinet de Benyamin Nétanyahou, le chef du Likoud, la droite classique, qui revient au pouvoir dix ans après son éviction par Ehoud Barak, chef de file des travaillistes, aujourd’hui associé en tant que ministre de la défense. L’amertume est vive dans les rangs des héritiers d’Yitzhak Rabin, les rebelles à cette alliance contre-nature digérant mal cette participation à un exécutif traduisant, selon eux, un repli sur lui-même de l’Etat juif.

Il a fallu des trésors d’imagination à M. Nétanyahou pour faire une place à tous ses associés, ce qui n’en laisse guère pour tous les caciques du Likoud et tous les ralliés d’avant les élections du 10 février qui rêvaient d’un poste. Le premier ministre a choisi de désigner au dernier moment les heureux élus. Il y a eu beaucoup de déçus. Seuls treize membres du Likoud devraient figurer dans le cabinet tandis que les coalisés se partagent la majorité des quelque trente portefeuilles de ministre et des sept de vice-ministre. Le compte n’était pas encore définitivement arrêté lundi matin car les tractations s’étaient poursuivies tard dans la nuit.

Il aura fallu diviser en deux des ministères pour tenter de contenter tout le monde, en vain. Résultat : il va falloir tirer les rallonges de la table du conseil des ministres. Il s’agira en effet de l’exécutif le plus large depuis celui qui avait été mis sur pied par Ariel Sharon au printemps 2001. Il comptera au moins six ministres sans portefeuille.

Malgré cela, la coalition du successeur d’Ehoud Olmert reste étriquée. Il ne dispose que d’une majorité de 69 députés sur 120 et cela si tous les travaillistes appuient les décisions du gouvernement, ce qui est loin d’être sûr. Tzipi Livni, dirigeante de Kadima (“En avant”) et chef de file de l’opposition, a déclaré qu’elle appuierait le gouvernement pour “les questions significatives comme l’économie et la sécurité” mais qu’elle n’hésiterait pas à le critiquer lorsque les décisions prises “vont à l’encontre du bien de la nation”.

Benyamin Nétanyahou avait juré que plus jamais il ne s’appuierait sur une courte majorité, afin d’éviter les déboires qu’il avait connus dès 1996, lors de son premier exercice du pouvoir. Il ne s’est pas encore officiellement allié aux ashkénazes du Parti unifié de la Torah (religieux), empêtrés dans des querelles internes, ainsi qu’à l’Union nationale, trop marquée par son adhésion aux thèses racistes du rabbin Kahane. Il aura déjà assez de difficultés à concilier les intérêts divergents du parti religieux séfarade Shass et ceux du parti ultranationaliste Israël Beitenou (“Israël notre maison”) en faveur, lui, de la laïcité.

Que dire aussi des franches oppositions existant entre les travaillistes et les parlementaires du Foyer juif, partisans d’une poursuite de la colonisation ? Les points de friction ne vont pas manquer d’apparaître dans cet attelage plutôt hétéroclite dont le plus important renfort est constitué par le parti d’Avigdor Lieberman qui devient, d’une certaine manière, le maître du jeu. C’est pourquoi ce dernier a obtenu le poste de ministre des affaires étrangères, ce qui, comme l’a dit Yossi Beilin, ancien leader du Meretz (gauche), est “une provocation pour le monde entier”.

En tout cas, il va falloir que cet immigré moldave oublie ses phrases à l’emporte-pièce et son hostilité affichée envers ce qu’il appelle “le manque de loyauté” des Palestiniens d’Israël, s’il veut avoir une chance d’être entendu dans les chancelleries du monde entier. Son sort reste toutefois lié aux résultats d’une enquête policière pour escroquerie, fraude, abus de confiance et blanchiment d’argent. Le Mouvement pour un gouvernement de qualité avait adressé une requête à la Cour suprême pour empêcher sa nomination mais Ménahem Mazuz, avocat général, l’a rejetée dans l’attente des résultats des investigations de la police.

Que faut-il attendre de ce gouvernement ? “Le premier ministre sera toujours préoccupé à maintenir sa coalition, à faire des compromis sans fin et à rejeter toutes les réformes significatives pour rester au pouvoir”, écrit Nehemia Shtrasler dans le quotidien Haaretz. Mardi, jour de la cérémonie d’investiture, des manifestants de la Paix maintenant brandissaient des pancartes assurant : “Un gouvernement de colons est né”. Mais Shimon Pérès, le chef de l’Etat, est convaincu que le nouveau pouvoir va œuvrer pour la paix et considère déjà ses débuts “prometteurs”.

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